Clowns Sans Frontières est un outil au service des associations et organismes qui prennent en charge les enfants de la rue et les personnes réfugiées et déplacées. Dans chaque ville, nos projets évoluent et se développent en fonction du contexte, des partenaires et artistes avec lesquels CSF collabore.

Projets en cours


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Communauté autochtone du Québec – mai et juillet 2016


Animations clownesques, Atelier d’improvisation et de monocycle, Création collective d’un spectacle

PoPCSF


HAÏTI -tout au long de l’année 2016


Phase III d’activités en Haïti

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NICARAGUA – mars à avril 2016


Animations clownesques, Atelier d’improvisation, Création collective d’un spectacle

Les enfants de la rue

Les enfants vivants et travaillant dans la rue est un phénomène qui s’est amplifié au cours des cinquante dernières années dans la plupart des mégalopoles du monde.

La définition de l’UNICEF, communément admise par les associations de défense des droits de l’enfant, identifie les enfants des rues en deux catégories :
– Les enfants des rues participant à une activité économique qui va de la mendicité à la vente. Certains sont scolarisés, rentrent chez eux à la fin de la journée et contribuent aux ressources financières de la famille,
– Les enfants des rues vivant dans la rue en dehors d’un environnement familial structuré.
Le phénomène est croissant et l’UNICEF évalue à 150 millions les enfants de la rue dans le monde.

 

Personnes réfugiées et déplacées

D’après le UNHCR, en 2009, 15 millions de personnes seraient considérées comme réfugiées et plus de 12 millions seraient considérés comme IDPs (Internal Displaced People). Les guerres civiles ou internationales, les catastrophes naturelles, les crises alimentaires ou économiques sont les principales causes de déplacement de ces personnes.

 

 

Haïti

Depuis 2002, Clowns Sans Frontières privilégie un lien étroit avec Haïti. Les enfants sont les premières victimes de tous les désastres sociaux, naturels et conflictuels que subit la population. Les enfants de la rue et les enfants domestiques, les « restaveks », vivent dans des familles d’accueil. Assignés à de lourdes tâches domestiques, ils sont souvent victimes d’exploitation. L’UNICEF, estime que plus de 120 000 enfants, soit 3% des enfants âgés entre 5 et 14 ans, sont des enfants domestiques. Ces enfants vivent dans un environnement dangereux et peu propice à une progression normale vers la vie adulte et citoyenne.

Nos initiatives sont :

– Développement des compétences et formation artistique des enfants de la rue
– Parrainage des artistes haïtiens pour mettre en œuvre des échanges artistiques et favoriser la pérennisation du projet localement
– Transmettre de nouveaux outils de travail aux éducateurs de rue
– Concertation sur l’apport des activités artistiques dans le travail d’éducation de rue avec les différents ministères et ONG responsables

ateliers de Clowns Sans Frontières à Haïti

Népal

On estime à 5 000 les enfants vivants dans les rues au Népal, principalement à Katmandu, Pokhara, Dharan, Narayanghat, Butwal, et Biratnagar. Le trafic humain et prostitution infantile y prolifèrent. 40 000 femmes (dont 20 % de mineurs) font l’objet d’un trafic du Népal vers les bordels indiens. Au total 12 000 filles mineures (< 16 ans) sont vendues chaque année en Inde (usines de tapis, domestiques-esclaves, mendicité forcée, prostitution), les deux tiers deviennent prostituées.

Les objectifs sont :
– Soutenir l’ONG dans la création de la première compagnie de cirque contemporaine népalaise
– Proposer des formations artistiques et une aide psychologique aux enfants de la rue

Communauté autochtone

Dans certaines communautés autochtones du Québec, plusieurs problèmes d’ordre sociaux, dont l’alcoolisme, la toxicomanie et la violence sont présents. À Kitcisacik, 70% de la population a moins de 30 ans. La communauté n’a ni électricité, ni d’eau courante, ni toilette et vit dans des cabanes mal isolées et fréquemment insalubres. Cette communauté habite sur la terre ancestrale, qui est devenue l’un des terrains d’Hydro-Québec, est toujours en attente d’un statut légal depuis 1906.

Depuis le début des années 50, l’école secondaire est à Val d’Or, loin du village. Les enfants vivent avec des familles d’accueil dix mois par année. Coincés entre deux cultures différentes, les enfants perdent rapidement leur langue maternelle et leurs coutumes. Plusieurs aînés ne parlent qu’Algonquin et leurs petits-enfants que Français. Cela crée une difficulté de communication qui engendre une perte de leur patrimoine culturel ancestral.

Depuis 2005 ce contexte motive nos actions : Territoire-du-Nord Ouest, Nunavik, Kitcisakik. Les prestations clownesques participatives créent des moments d’échange intergénérationnels.

Enfants de la communauté autochtone Kitcisakik

Cameroun

Le pays est bouleversé par l’instabilité du Nigéria et de la Centrafrique. Il accueille des réfugiés et des demandeurs d’asile provenant des pays limitrophes. Les réfugiés sont dispersés dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua (réfugiés centrafricains) et dans la région de l’extrême nord (réfugiés nigérians) sur plus de 356 sites. Le HCR estime à plus de 100 000 le nombre de personnes assistées (principalement des Centrafricains).

Activités :
– En début d’année 2014, Clowns Sans Frontières tisse des liens un réseau d’artistes locaux et d’ONG partenaires en vue d’une tournées de spectacles.

Russie

Projet en participation avec l’organisme russe Maria’s Children, dévoué au bien-être des orphelins. Un objectif du projet est d’apprendre à ces enfants valeurs familiales et saine vie en communauté. N’ayant aucune référence à l’orphelinat leur arrivée à la vie « normale » à 18 ans est traumatisante. La première participation a ce projet organisé par Gesundheit Institute en collaboration avec Maria’s Children a eut lieu en 2012.

Activités :
– Ateliers de cirque dans une communauté victime d’une attaque terroriste (Beslan);
– Animations et tournée de spectacles dans les orphelinats, hôpitaux, centre de sans-abris, centre pour aveugle.

Tchad

Guerres civiles et les famines dévastatrices s’acharnent sur ce pays depuis plus de 60 ans. Le conflit armé au Darfour en 2003 a fait environ 450 000 réfugiés soudanais et déplacés tchadiens. Ces populations vivent toujours dans des camps. En 2008, les rebelles tentent de renverser le Président. En 2010, la mission des Nations Unies en Centrafrique et au Tchad, prend fin et plonge le pays dans une grande instabilité. Depuis 2003, malgré une entente avec la Banque Mondiale sur une redevance sur le pétrole tchadien pour la lutte contre la pauvreté, le PNUD classe le Tchad comme le quatrième pays le moins développé.

Activités :
– Dans la ville de N’Djamena, en partenariat avec Ndem Se Na, réalisation d’atelier de clown théâtre auprès des enfants des rues et transmission artistique avec les artistes locaux.